Robots Educatifs / Pedagogiques

“Nul n’entrera ici s’il ne sait programmer”

Platon géomètre

“Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre”. Cette formule était inscrite à l’entrée de l’école de Platon.

C’est à travers la géométrie que les Grecs ont découvert l’existence des nombres réels. La diagonale du carré de côté unité apparaît immédiatement comme irrationnelle, ne pouvant s’exprimer comme un rapport. Dans l’Epinomis, Platon définit de fait la géométrie comme l’étude des nombres réels:

Ce qu’on nomme ridiculement géométrie, et qui est l’assimilation des nombres non naturellement semblables entre eux, assimilation rendue manifeste par la destination des figures du plan; merveille qui vient de Dieu et non des hommes, comme il est manifeste pour quiconque est capable de penser.

Les Pythagoriciens perçoivent le monde comme une représentation du nombre, et le nombre comme une une médiation vers des vérités cachées mais certaines. Ils constatent les premiers le rôle du nombre dans l’explication de la Nature et toute la physique moderne, toutes les sciences leur sont ainsi redevables. Pythagore : “Tout est Nombre”. Philolaos : “On voit quelle puissance a l’essence et la vertu du nombre, non seulement dans les choses religieuses et divines, mais dans les actes et raisonnements humains et dans toutes les techniques et dans la musique”. Ils découvrent que l’harmonie musicale des gammes (octave, quarte, quinte) est basée sur les rapports des nombres rationnels. Et en déduisent des vérités à caractère philosophique ou religieux.

“L’harmonie (entre amis) est une identité de rapports” (Platon, Le Banquet).

On étudie aujourd’hui les maths sous prétexte qu’elles sont utiles. Mais les Grecs ont étudié les mathématiques parce qu’ils cherchaient la certitude, bien avant l’utilité. Si on cherche à calculer la surface d’un champ pour des raisons comptables ou pour en estimer la production, on n’a pas besoin d’être certain, il suffit de l’approcher. Ils n’ont pas voulu développer ni même utiliser l’algèbre. Les résultats, l’accumulation des théorèmes découverts leur importaient peu, seulement la rigueur des démonstrations. Sur tous ces plans, nous avons régressé et non pas progressé.

La révolution numérique, elle même évidemment une conséquence du Nombre, nous ouvre des portes nouvelles – la plus fascinante est la porte de l’intelligence artificielle. J’ai expliqué dans plusieurs billets de ce blog pourquoi il n’y avait plus, entre l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle, qu’une différence de degré et non pas de nature. Et comment l’équilibre va mécaniquement, inévitablement se déplacer dans le sens de l’intelligence artificielle, au fur et à mesure que la puissance des machines pensantes (les ordinateurs) augmente.

Si notre cursus pour adultes s’adresse aux non informaticiens, c’est pour leur donner les clés d’entrée dans “le monde d’après”, qui est celui issu de la révolution numérique. Et dans notre façon d’aborder le sujet, nous avons pris le parti des Grecs. Nous nous en tenons aux principes fondateurs. Nous essayons de faire comprendre profondément les choses. Nous abordons les aspects technologiques car l’informatique est duale, à la fois technologie et science, mais notre but n’est pas de vous rendre productif à court terme pour ce qui est de la programmation, pas plus que les Grecs n’avaient pour objectif de faire du calcul. A la fin de notre cursus, qui est un cursus de culture générale au sens le plus noble du terme, vous aurez compris par l’exemple, parce que vous les aurez programmés, les fondements de la révolution numérique: l’intelligence, les objets connectés, l’évolution des rapports de production et tout ce qui constitue la “loi” numérique. Ce que vous apprendrez va durer longtemps. Peut-être pas 2500 ans comme le théorème de Pythagore, mais toute votre vie. Nous n’allons pas vous enseigner telle ou telle technologie qui sera dépassée dans 3 ans, nous allons vous faire percevoir sur quels principes le progrès technologique des 50 prochaines années repose.

Notre cursus est un hommage à l’héritage aujourd’hui si décrié de Pythagore.

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“Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre”. Cette formule était inscrite à l’entrée de l’école de Platon. C’est à travers…

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Sortie de la 1ère année de notre cursus informatique Python (pour adultes non informaticiens)

La 1ère année de notre cursus informatique pour adultes vient de sortir. C’est un travail unique au monde car c’est un vrai cursus informatique, mais il s’adresse à des non informaticiens, à des personnes qui ne feront jamais d’informatique dans un cadre professionnel. Au cours de l’été, je vous entretiendrai des différents aspects de ce cursus exceptionnel. La première question qui vient à l’esprit, évidemment, est “Pourquoi ?”. A une époque où il semble que toutes les décisions soient devenues utilitaristes, qu’est-ce qui a bien pu sortir de l’esprit tordu du boss de Speechi, et de l’équipe de Speechi, pour vouloir développer un cursus dont l’intérêt professionnel immédiat paraît nul ?

La réponse tient en deux mots « révolution numérique »

La révolution industrielle est l’ère du remplacement de la force humaine et animale par la force des machines. Un grand nombre de métiers manuels sont attaqués, les manufactures sont remplacées par les usines, par l’industrie. Les effets, sur une centaine d’années, du bouleversement des méthodes de production sont immenses : exode rural, paupérisation d’un grand nombre de professions manuelles.

La révolution numérique est l’ère du remplacement de l’intelligence humaine par celle des machines pensantes que sont devenus les ordinateurs. Elle est tout juste naissante, puisqu’elle n’a qu’une petite dizaine d’années. Elle va bouleverser, peut être paupériser non seulement un grand nombre de professions réputées “à faible qualification” (taxis, caissières…) mais elle va aussi attaquer presque toutes les professions intellectuelles : journalistes, médecins, avocats – ces métiers sont peut être en train de disparaître.

Selon Marx, l’organisation de la société repose sur la spécialisation, qui entraîne l’asservissement de ceux qui exécutent à ceux qui contrôlent et coordonnent. Il est à craindre que tous ceux qui ne maîtrisent pas la technologie numérique soient asservis à ceux qui développent et conçoivent les technologies numériques (les programmeurs tels que Facebook, Google, etc). J’emploie le terme “maîtriser” non pas au sens de “se servir de la technologie” (tout le monde sait faire ceci et le savoir-faire des programmeurs consiste justement à rendre cette tâche “enfantine” au mauvais sens du terme, celui de la domination de l’enfant par un adulte); j’emploie le terme maîtriser au sens de “comprendre, saisir les principes fondateurs du fonctionnement” car ce sont les seuls qui permettent de se libérer de l’emprise technologique, de ne pas être asservi au programmeur.

Robot ramasseurOr pour des raisons sur lesquelles je reviendrai, on ne peut comprendre “les principes du fonctionnement” sans toucher à l’informatique et à la programmation. Notre cours est un cours profondément pratique et même technique – on y programme tout le temps – mais son objectif est un objectif d’émancipation et de culture générale.

Ma femme, qui me regarde écrire, me demande aussi de préciser qu’il est super “fun”, qu’on ne s’y ennuie pas, que tout ça, grâce aux petits robots que nous utilisons pour chaque exemple est très ludique. Oui, c’est vrai et j’y reviendrai ! Mais nos objectifs sont très élevés.

 

 

A qui donc s’adresse notre cursus ?

Il s’adresse à tous ceux qui n’ont pas eu de formation informatique digne de ce nom (les adultes de plus de 30 ans sont à 95% concernés). Les avocats, les experts-comptables, les médecins sont visés. Mais aussi les professeurs non informaticiens, les hommes politiques ( cette catégorie me paraît très importante), les cadres dirigeants (autre catégorie importante) et ceux qui, n’ayant aucun diplôme, n’ont évidemment aucune formation informatique (et d’après ce que nous constatons dans nos “pilotes”, ils comprennent aussi vite que les cadres dirigeants, je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvais chose).

Les questions clés

“Comment dois-je transformer mon entreprise, mon pays ?” (Homme politique, cadre dirigeant)

“ Dois-je investir et pour quoi ?” (Entrepreneur)

“ Comment mon métier va-t-il être transformé ?” (Avocat, médecin)

“ Je suis autodidacte. Comment comprendre la révolution numérique ?” (Parcours “2ème chance”)

A toutes ces questions, nous apportons non pas des réponses toutes faites mais un éclairage, celui de la culture générale, qui permet de commencer à y réfléchir de façon autorisée, sur une base de connaissances réelles. L’ingénieur qui comprend la thermodynamique et la physique est mieux placé pour agir dans la révolution industrielle que l’ouvrier, qui la subit. Il est aussi plus libre.  Celui qui comprend la révolution numérique par les principes est mieux placé que celui qui passe sa journée à taper sur son clavier, que celui-ci prenne la forme d’une caisse de supermarché, d’un jeu vidéo ou de Facebook.

 

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Sortie de la 1ère année de notre cursus informatique Python (pour adultes non informaticiens)

La 1ère année de notre cursus informatique pour adultes vient de sortir. C’est un travail unique au monde car c’est…

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Cursus Algora : notre 1er cours de programmation pour adulte

Du haut de vos 16 à 77 ans, vous avez une curiosité insatiable. Vous ne voulez pas devenir programmeur, et pourtant vous ne seriez pas contre avoir des  notions de programmation et mieux comprendre les objets numériques qui vous entourent.

Ça tombe bien, après un cursus pour les 6-9 ans et un autre pour les 9-14 ans, l’école Algora est en pleine conception d’un cursus de programmation en Python pour les adultes !


Notre 1er cours Algora pour adulte : un atelier de codage “découverte”

Comme ce cursus s’adresse aux grands débutants et aux grands curieux qui ne connaissent rien en robotique ni en programmation, on commence doucement avec un premier cours de découverte pour appréhender ce langage d’un genre particulier. Ce 1er cours de 2 heures comprend 1 heure d’atelier guidé, suivie d’1 heure de mission durant laquelle vous mettrez en pratique les notions acquises en 1ère partie de cours.

Au sortir de ce premier cours, non seulement vous prendrez déjà conscience que la programmation se cache dans les plus petites choses, mais vous regarderez également autrement les objets intelligents qui vous rendent service tous les jours ou plutôt vous les regarderez enfin !

Objectif de cet atelier découverte : Programmer un parking intelligent

Le sujet de ce 1er cours est tiré d’un système simple rencontré dans la vie réelle : celui du parking intelligent. Un parking intelligent signale aux conducteurs les places libres et occupées à l’aide de LED qui s’allument en rouge ou en vert. Voilà un bon 1er sujet d’étude qui met en oeuvre une technologie simple… Simple peut-être, mais savez-vous au juste quel matériel et quelles lignes de code le permettent ?

Dans ce 1er cours du cursus adulte, vous découvrirez comment programmer des LED et photoréflecteurs infrarouges en écrivant vos premières boucles et conditions en Scratch !

Pourquoi commencer par coder en Scratch et pas en Python ?

L’objectif n’est pas de vous jeter dans le grand bain sans vous y avoir préparé un minimum. C’est pourquoi, pour aborder le langage Python dans les meilleures conditions, le 1er et le 2e cours se feront en Scratch.

Scratch est un langage de programmation visuel dans lequel les lignes de code sont remplacées par des blocs à imbriquer les uns avec les autres pour former son programme. Il est parfait pour vous donner de premiers repères.  Ce langage est un tremplin pour passer rapidement au Python au 3e cours.

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Algora Metz : l’école de programmation a ouvert et la presse en parle

D’une école de langue à une école de programmation : ouverture d’Algora Metz

Une nouvelle école a rejoint le réseau Algora : l’école de programmation Algora Metz. Ou plutôt, l’école de Norroy-le-Veneur.

Ce sont des pros de l’apprentissage des langues (ayant auparavant créé le Leading Language Institute) qui ont pris la tête de l’école de programmation. Slawomir et Emilie Pindor (ci-dessus) ont l’habitude de sortir des sentiers battus de l’apprentissage.

Emilie, spécialisée dans le domaine de l’intelligence artificielle, s’occupe de dispenser les cours de programmation aux jeunes enfants avec la conviction que la France doit rattraper le retard accumulé dans le domaine, notamment par rapport à la Pologne.

Pour en découvrir davantage sur l’aventure d’Algora Metz, nous vous proposons de découvrir pas moins de trois articles qui l’aborde :

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Algora Metz : l’école de programmation a ouvert et la presse en parle

D’une école de langue à une école de programmation : ouverture d’Algora Metz Une nouvelle école a rejoint le réseau…

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